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À mi-hauteur de la rue Racine, l'immeuble de la Caisse générale accidents (CGA) témoigne de l'ambivalence nantaise vis-à-vis de l'Art déco, ce style radicalement dépouillé adopté dans les années 1920-1930. Pour édifier en 1933 le siège de cette compagnie régionale d'assurances des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics, les architectes Henri Vié père et fils, composent une façade classique s'apparentant à celles des grands hôtels balnéaires si bien que seuls le lettrage surmontant le porche, la composition de celui-ci et le retrait des étages supérieurs datent extérieurement la construction. C'est donc par les degrés successifs du hall d'entrée recouvert de mosaïque à décors géométriques, les cloisons en pavés de verre, les portes pleines et lisses en bois dotées de poignées d'aluminium et surtout dans l'ample verrière circulaire de béton et de pavés de verre blanc, jaune et orange, surplombant une salle dont la m ezzanine est pourvue de ferronneries géométriques, que s'exprime pleinement l'adoption des principes de ce courant esthétique.
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