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![]() Alphonse Mourre, Le port des Goudes Marseille (doc. FRAOP) Publicité |
Le Musée Regards de Provence présente Au coeur de la Provence - Collection du FRAOP, une exposition en coproduction avec Arsud, qui invite à redécouvrir la Provence à travers un ensemble d'une soixantaine d'oeuvres réunies depuis près de quarante ans par le Fonds Régional d'Acquisition d'OEuvres Provençales (FRAOP). C'est un parcours à travers un siècle de création, depuis les fondateurs de l'École de Marseille jusqu'aux artistes qui accompagnent les évolutions de la modernité au début du XXe siècle.
La Provence comme territoire de création Créé en 1989 à l'initiative de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le FRAOP, propriété d'Arsud, rassemble une collection née d'une volonté de préserver, enrichir et transmettre un patrimoine artistique profondément ancré dans l'histoire du territoire. Elle rassemble 138 oeuvres de 32 artistes, réalisées entre 1840 et 1950 : peintures, dessins, affiches et sculptures. Elle réunit notamment des oeuvres d'Émile Loubon, Paul Guigou, Adolphe Monticelli, Félix Ziem, René Seyssaud, Auguste Chabaud, Louis-Mathieu Verdilhan ou encore David Dellepiane.
Si la Provence est devenue au XIXe siècle une terre privilégiée pour les artistes, elle n'est jamais seulement un décor dans leurs oeuvres. Elle est un sujet, une lumière, une matière et un espace d'expérimentation.
Au milieu du XIXe siècle, le paysage s'impose comme l'un des grands thèmes de la peinture provençale. Le regard
des artistes se porte d'abord sur l'arrière-pays, sa rudesse et ses paysages lumineux, avant de s'ouvrir progressivement vers la Méditerranée. Les oeuvres d'Émile Loubon, Prosper Grésy, Paul Guigou et Félix Ziem témoignent de cette attention nouvelle portée à la nature et à la lumière du Midi.
À travers leurs paysages, les artistes ne cherchent plus seulement à représenter un lieu : ils expérimentent les effets de l'atmosphère, les variations de la lumière et les vibrations de la couleur.
La Provence devient ainsi un véritable laboratoire pictural.
Des ports de Marseille aux rivages méditerranéens La mer occupe une place essentielle dans cette histoire. La peinture de marine évolue profondément au cours du XIXe siècle : d'abord associée aux tempêtes, aux naufrages et aux activités commerciales ou militaires, elle s'oriente progressivement vers une représentation plus familière et poétique des rivages, des plages, des criques et des calanques.
Marseille, Toulon, Martigues, l'Estaque, la Pointe Rouge ou les Goudes deviennent autant de motifs privilégiés. Les ports témoignent aussi des transformations des villes et de l'entrée dans la modernité. Activité commerciale, navires, cheminées d'usines, grues et nouvelles infrastructures apparaissent dans les composition
![]() Alphonse Mourre, Le port des Goudes Marseille (doc. FRAOP) | ![]() Charles CAMOIN, Le quai du port à Marseille (doc. FRAOP) |
![]() Francois NARDI, Effet de mistral Estaque (doc. FRAOP) | ![]() Francois NARDI, Effet de mistral Estaque (doc. FRAOP) |
![]() Louis-Mathieu Verdilhan, Le bar des Colonnies Toulon (doc. FRAOP) | ![]() PONSON Raphaël, Guinguette aux environs de Toulon (doc. FRAOP) |
Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h
Billet pour expositions : Plein Tarif : 8,50€. Tarifs réduits : 7,50 € - 7,00€ - 6,00€ - 4,50 € - 3,50€. Visites commentées pour groupe : tarif d'entrée + 7€ /pers., du mardi au samedi sur réservation. Visite commentée gratuite hors groupe : le premier samedi de chaque mois à 10h30, hors droit d'entrée plein tarif, sur réservation (6 à 25 personnes).
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